Grossesse et aromathérapie : quelles huiles essentielles utiliser enceinte ?

Pour soulager les maux de la grossesse, l’aromathérapie peut sembler attirante. Pourtant il est capital de respecter scrupuleusement les précautions d'emploi.
Grossesse et aromathérapie : quelles huiles essentielles utiliser enceinte ?
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Aromathérapie et grossesse : quelles huiles essentielles peut-on utiliser enceinte ?

 

Réticente à prendre des médicaments pendant cette période particulière, vous envisagez de vous tourner vers l’aromathérapie ? Si elle peut avoir un bénéfice, il ne faut pas se lancer à la légère, car certaines huiles essentielles sont déconseillées voire interdites pendant la grossesse. On vous aide à y voir plus clair. 

 

Médecine douce ne veut pas dire automédication. Encore moins pendant la grossesse, où votre santé et celle de votre bébé nécessitent de redoubler de prudence. Si vous êtes adepte de l’aromathérapie, gare aux erreurs.
 

Grossesse : les huiles essentielles autorisées 

 

Lors des trois premiers mois, la réponse est simple et définitive : aucune. Même s’il s’agit d’un principe de précaution, on évite tout usage pendant le premier trimestre de grossesse.

 

Parmi les huiles qui peuvent être utilisées à partir du 4e mois de grossesse, on retrouve en revanche celles-ci :

  • Basilic à linalol 

  • Camomille romaine 

  • Agrumes : citron, orange, mandarine 

  • Eucalyptus radié et citronné 

  • Lavande 

  • Lentisque pistachier 

  • Ravintsara… 

Quoiqu’il arrive, avant toute utilisation prenez conseil auprès de votre médecin ou de votre pharmacien, ou même directement de votre gynécologue. Et achetez toujours vos huiles dans des magasins spécialisés, notamment en pharmacie, en veillant à ce qu’elles soient de bonne qualité et respectent les normes européennes. 
 

Les huiles essentielles à ne pas prendre quand on est enceinte

 

Toutes les huiles contenant des cétones, substance neurotoxique pour le fœtus et pouvant causer des avortements spontanés, sont à bannir totalement pendant la grossesse. Cela concerne notamment (attention, cette liste n’est pas exhaustive) ; 

  • Menthe poivrée

  • Camphre

  • Eucalyptus mentholé

  • Sauge officinale

  • Aneth

  • Romarin à verbénone...

 

Fin 2020, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a alerté sur la consommation de compléments alimentaires contenant des huiles essentielles issues des feuilles de différentes espèces de Melaleuca, à savoir l’arbre à thé, le niaouli et le cajeput, qui auraient de possibles effets toxiques. L’Anses déconseille leur consommation.
 

J’ai respiré de l’huile essentielle enceinte, c’est grave ? 

 

Même s’il faut rester très prudente, inutile pour autant de se rajouter du stress si vous avez utilisé une huile essentielle sans savoir que vous étiez enceinte. Si le moment est passé et que vous n’avez pas eu de répercussions négatives, ne vous inquiétez pas. Demandez tout de même l’avis de votre gynécologue ou sage-femme pour vous rassurer. L’essentiel est de le savoir maintenant et d’appliquer le principe de précaution !
 

Inhalation, voie orale, application sur la peau… Quelle utilisation de l’aromathérapie enceinte ?

 

La première des règles d’or est de bannir les huiles essentielles par voie orale pendant la grossesse. La voie cutanée est également déconseillée, voire même interdite sur la ceinture abdominale. On privilégiera donc l’inhalation, tout en faisant attention à bien choisir ses huiles et à utiliser de petites doses.

 

Si vous allaitez ensuite, continuez à bien appliquer ces règles de prudence et de modération, les principes actifs présents dans les huiles essentielles pouvant passer dans le lait et s’avérer toxique pour votre enfant.

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