Santé mentale : tout comprendre sur la luminothérapie

La luminothérapie ou thérapie par la lumière utilise les bienfaits de rayons lumineux qui imitent ceux du soleil, pour votre bien-être mental. Eclairage.
Santé mentale : tout comprendre sur la luminothérapie
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La luminothéraphie, quand la lumière améliore la santé mentale

 

La luminothérapie ou thérapie par la lumière utilise les bienfaits de certains rayons lumineux pour votre bien-être mental. La luminothérapie améliore les troubles de la dépression saisonnière et d’autres types de dépressions, comme la dépression du postpartum ou le trouble dépressif récurrent. Eclairage.

 

Pourquoi la lumière est-elle si importante pour notre santé mentale ?

 

La luminothérapie est un traitement à base de lumière blanche, dite à large spectre, comme le rayonnement solaire. La luminothérapie fait partie des traitements par photothérapies qui utilisent différentes sources lumineuses avec des intensités et des couleurs variées. Elle agit en resynchronisant les dérèglements de l’horloge biologique interne. Autre avantage, c’est une technique thérapeutique qui va alléger la consommation des traitements médicamenteux.

 

Il faut dire que la lumière intervient sur la structure qui contient toute la machinerie de votre horloge biologique. Votre horloge interne est un peu le chef d’orchestre de votre organisme. Elle s’étale sur 24 heures, voilà pourquoi on parle aussi d’horloge circadienne (ou rythme circadien), car elle régule le système veille/sommeil. Elle intervient aussi dans votre température corporelle, votre pression artérielle, votre fréquence cardiaque. 

 

La lumière en agissant sur votre horloge interne joue donc un rôle dans la production de neurotransmetteurs, appelés neurohormones, les molécules chimiques qui transmettent les messages d’un neurone à l’autre. Elle agit également dans la régulation de votre l’humeur et dans celle de vos capacités cognitives.

 

L’œil constitue l’entrée sensorielle de votre système circadien. Celui-ci est synchronisé par la lumière du jour. La lumière qui pénètre dans votre œil est absorbée par les cellules de la rétine puis projetée sur le lobe occipital.  L’hypothalamus reçoit u signal (via le nerf optique) mesurant l’intensité de la lumière pour réguler la sécrétion de la sérotonine. Le signal lumineux transmis à votre horloge interne provoque la remise à l’heure de votre cycle pour le synchroniser sur 24 heures. Ce signal est également transmis à des structures cérébrales impliquées dans la régulation de votre humeur, de votre mémoire, et de votre sommeil.

 

La lumière qui pénètre dans vos yeux est transformée en signaux électriques qui sont envoyés au cerveau et agissent sur la sécrétion des neurotransmetteurs. Ces molécules sont impliquées dans votre sommeil et dans la régulation de vos états d’âme. Il s’agit notamment de la mélatonine (l’hormone du sommeil), de la sérotonine (l’hormone de l’apaisement), de la dopamine (l’hormone de l’éveil) et du cortisol (l’hormone du stress). 

 

Manque de lumière : quelles conséquences ?

 

Parfois, votre horloge interne ne tourne pas rond… Les perturbations de l’horloge interne peuvent altérer l’ensemble de vos fonctions biologiques. Lorsque votre organisme n’est plus synchronisé avec son environnement, votre horloge interne se dérègle avec son cortège de symptômes dérangeants. 

 

C’est le cas lors de la dépression saisonnière, du travail de nuit, ou du décalage horaire. Lorsque vous êtes en jet-lag, vous somnolez la journée parce que votre horloge interne agit comme si c’était la nuit. Vous pourrez remettre votre horloge à la bonne l’heure en vous exposant à la lumière, à un moment précis de la journée.

 

Les troubles du rythme circadien sont souvent associés aux troubles du sommeil. Ils peuvent également favoriser les affections comme la dépression, l’anxiété, les troubles de l’humeur et le déclin cognitif

 

Quels sont les bienfaits de la luminothérapie en santé mentale ?

 

Comment la luminothérapie aide-t-elle à lutter contre la dépression saisonnière ? La luminothérapie seule ou associée aux traitements médicamenteux est utilisée pour traiter la dépression saisonnière, la dépression postpartum ou la dépression bipolaire. Tour d’horizon.

 

La dépression saisonnière est un trouble de l’humeur qui se produit chaque année généralement d’octobre à mars avec un pic d’intensité de novembre à janvier. Elle se manifeste par un état dépressif, l’impression de vivre au ralenti et une envie de dormir perpétuelle.

 

L’état dépressif lié au manque de lumière est dû à une hormone, la mélatonine, qui est sécrétée exclusivement dans l’obscurité. En donnant un message clair au cerveau sur l’alternance jour/nuit, la luminothérapie resynchronise la sécrétion de la mélatonine et le bon tempo du rythme circadien. Le traitement par luminothérapie débutera au démarrage des symptômes, en automne, jusqu’au printemps. 

 

En pratique, vous serez exposé tous les matins à une lumière de 5 000 à 10 000 lux d’intensité pendant une trentaine de minutes à une heure. Votre séance de luminothérapie doit se dérouler le plus tôt possible après votre réveil, entre 7 et 9 heures. Le spectre lumineux peut être enrichi avec des couleurs de longueurs d’onde différentes comme le bleu qui activerait le plus les photorécepteurs impliqués dans les rythmes circadiens.

 

Les dispositifs de luminothérapie peuvent consister en des panneaux munis de tubes fluorescents ou de LED, ou encore des lunettes qui vous permettent de vaquer à vos occupations matinales.

 

La luminothérapie : des effets secondaires ?

 

Les effets indésirables à l’usage de la luminothérapie sont rares transitoires et bénins. Parmi les principaux effets décrits, on retrouve des maux de tête, des nausées, des modifications de l’appétit, de la sécheresse oculaire, des insomnies ou de l’agitation. 

 

Ces effets secondaires sont en lien avec l’intensité lumineuse. Elle sera d’abord diminuée pour être augmentée ensuite progressivement.

 

Quelles sont les contre-indications à la luminothérapie ?

 

Les personnes qui présentent des dommages ophtalmologiques, comme la dégénérescence maculaire, la rétinite pigmentaire, la cataracte, le glaucome ou encore les pathologies pouvant endommager la rétine comme le diabète ne peuvent pas utiliser la luminothérapie. Par précaution, pour les personnes qui présentent des facteurs de risque pour la rétine (sujet âgé, diabète, hypertension artérielle), il est donc recommandé de faire un bilan ophtalmologique préalable et une surveillance régulière.  

 

Si vous allaitez votre bébé, vous ne pourrez pas vous exposer non plus à une lampe de luminothérapie pendant que vous nourrissez votre enfant. La luminothérapie pourrait modifier les rythmes biologiques du nourrisson. En dehors des périodes d’allaitement, vous pouvez traiter votre baby-blues grâce à la luminothérapie.

 

De même pendant votre grossesse, si vous éprouvez des troubles dépressifs saisonniers la luminothérapie peut être bien meilleure qu’un antidépresseur !

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