Contraceptions : les connaissez-vous vraiment toutes ?

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Contraceptions : les connaissez-vous vraiment toutes ?

Préservatif, pilule, stérilet… Ces méthodes contraceptives bien connues ont toutes le même objectif : éviter une grossesse non désirée. Pourtant, il en existe de nombreuses autres, parfois méconnues. (Re)découvrez-les !

Les contraceptions hormonales

Il s’agit de méthodes contraceptives à destination des femmes et qui consistent en la diffusion d’hormones féminines dans l’organisme. Sous forme d’œstrogènes et/ou de progestatifs, elles visent à bloquer l’ovulation. Ces méthodes contraceptives sont accessibles sur ordonnance.

La pilule contraceptive

On trouve deux types de pilules contraceptives :

  • Les pilules combinées ou oestroprogestatives. Elles contiennent à la fois des œstrogènes et des progestatifs. Leur efficacité est immédiate, à condition d'être toujours prises à la même fréquence, dès le 1er jour des règles. Ces pilules suppriment systématiquement l’ovulation, et peuvent être prises en continu ou avec un arrêt d’une semaine, pendant lequel il est fréquent de subir des saignements.

  • Les pilules microprogestatives. Celles-ci ne contiennent que des progestatifs et sont efficaces 48 heures après la prise du premier comprimé (le 1er jour des règles). Ces pilules ne suppriment pas forcément l’ovulation, et les patientes peuvent donc avoir leurs règles.

Dans les deux cas, ces produits contiennent des hormones similaires à celles fabriquées par le corps. Leur efficacité est grande si elles sont prises tous les jours et à heure régulière. Mais des oublis ou une association à d’autres médicaments peuvent en réduire les effets.

 

L’implant contraceptif

Un petit bâtonnet en plastique de la taille d’une allumette, injecté sous la peau du bras, contenant de l’étonogestrel (un progestatif) délivré en continu : voilà l’implant contraceptif. Inséré sous anesthésie locale, il permet de supprimer ensuite l’ovulation. Son avantage est qu’il peut être retiré dès que vous le souhaitez, à l’issue d’une petite incision sous anesthésie locale. Efficace au bout d’un jour, il doit être renouvelé tous les 3 ans.

Les risques de déplacement de l’implant, bien que rares, ne sont pas à négliger : une visite de contrôle s’impose donc auprès de votre gynécologue ou de votre sage-femme 3 mois après la pose.

La prise de poids et l’irrégularité des règles font partie des autres effets indésirables possibles.

 

Le DIU hormonal (stérilet)

Plus connu sous le nom de stérilet, le DIU (dispositif intra-utérin) ou SIU (système de diffusion intra-utérin), est un petit objet en forme de « T » de 3 cm de long environ, inséré dans l’utérus par votre gynécologue ou votre sage-femme. Le DIU hormonal contient une hormone progestative (lévonorgestrel) libérée en petite quantité, qui permet de :

  • Bloquer le passage des spermatozoïdes en épaississant les sécrétions du col de l’utérus.

  • Diminuer – voire stopper - la durée et le volume des règles, ainsi que les douleurs qui les accompagnent.

Ce dispositif doit être mis en place durant la semaine qui suit les règles et faire l’objet d’un suivi gynécologique régulier : il est recommandé de consulter ce spécialiste une fois par an au minimum. L’efficacité du DIU hormonal est immédiate.

 

Le patch hormonal

Sous forme d’un sparadrap à coller sur la peau du ventre, des épaules ou du bas du dos dès le premier jour du cycle, le patch doit être renouvelé de façon hebdomadaire, durant 3 semaines. Des saignements apparaissent généralement pendant la quatrième semaine. Ce dispositif contient un œstrogène et un progestatif qui traversent la peau et se diffusent à travers la circulation sanguine. Il est efficace immédiatement, à condition d’être posé correctement et renouvelé à la bonne fréquence.

Discret et facile d’utilisation, il s’avère pratique pour les femmes qui ont tendance à oublier leur pilule. Ses effets indésirables peuvent être les mêmes qu’avec cette dernière : nausées, prise de poids, gonflement des seins… En outre, les risques de décollement du patch ne sont pas anodins. Si cela vous arrivait, il vous faudrait recoller un nouveau patch dans les 24 heures qui suivent.

 

L’anneau vaginal

Souple et composé d’une matière plastique poreuse, cet anneau est inséré au fond du vagin. Sous l’effet de la chaleur corporelle, les hormones qu’il contient (œstrogène et progestatif) se diffusent à travers la paroi vaginale jusque dans le sang. Ce dispositif a vocation à tenir (il doit donc être enfoncé le plus profondément possible) et à ne pas se faire sentir. Inséré le premier jour des règles, il doit être retiré au bout de 3 semaines. La 4ème semaine, des saignements apparaissent, puis, la semaine suivante, un autre anneau est inséré.

Les risques d’expulsion existent. Si cela arrive, rincez-le et remettez-le en place dans les 3 heures qui suivent son expulsion. Si ce délai est dépassé, vous devrez insérer un nouvel anneau.

 

L’injection hormonale

Également appelée progestatif injectable, cette méthode contraceptive consiste en l’injection d’une hormone progestative de synthèse (la médroxyprogestérone) par piqûre intramusculaire. Elle est effectuée par un médecin, une sage-femme ou une infirmière, tous les 3 mois dans les 5 premiers jours du cycle. La contraception est ainsi efficace et constante pendant 12 semaines.

Prise de poids et saignements irréguliers sont les principaux effets secondaires de l’injection hormonale. 

Un certain nombre de contre-indications freinent l’utilisation de cette méthode : risque accru de cancer du sein ou de l’endomètre, obésité, diabète, hypertension, fibrome, règles abondantes, hépatite, risque d’ostéoporose… Cette injection est également déconseillée aux adolescentes et jeunes femmes n’ayant pas encore fini de constituer leur capital osseux.

 

Les contraceptions locales

De différentes formes, l’objectif de ces méthodes contraceptives est d’empêcher les spermatozoïdes de cheminer jusqu’à l’utérus, voire de les détruire.

 

Le préservatif

Si le plus connu est le préservatif masculin, une version féminine existe aussi. Dans les deux cas, le dispositif empêche les spermatozoïdes d’atteindre le vagin, et donc l’utérus.

  • Le préservatif masculin : en latex ou en polyuréthane, il se déroule sur le pénis en érection, juste avant un rapport sexuel. Il s’avère également efficace pour protéger des MST et IST (maladies et infections sexuellement transmissibles). Utilisé correctement et à chaque rapport sexuel, le préservatif masculin est particulièrement efficace. Les risques de glissement ou de craquement sont rares et généralement dus à une mauvaise pose.

  • Le préservatif féminin ou interne : sous forme d’une gaine en nitrile ou en polyuréthane également, il est lui aussi muni d’un anneau souple à son extrémité. Il s’insère dans le vagin et peut être mis en place jusqu’à 8 heures avant un rapport sexuel. Il doit également être changé à chacun d’eux. Ce préservatif protège également contre les IST.

Attention ! L’utilisation d’un préservatif masculin ne doit jamais être associée à celle d’un préservatif interne car cela augmente les risques de rupture.

 

Le stérilet au cuivre

Ce stérilet se présente exactement de la même manière que le DIU hormonal, sauf qu’il ne contient pas d’hormones. Il est néanmoins composé de plastique et d’un ou plusieurs manchons en cuivre. Plus cette matière sera présente, plus le DIU sera efficace : le cuivre rend les spermatozoïdes inactifs. Il est disponible en deux tailles, en fonction de celle de votre utérus. Sa pose peut avoir lieu à n’importe quel moment du cycle menstruel et il est efficace immédiatement.

A noter que l’un comme l’autre de ces stérilets se terminent par un fil coupé très court par le médecin ou sage-femme au moment de la pose, mais suffisamment long pour le retirer à l’aide d’une petite pince, le moment venu.  

 

Le diaphragme

En latex ou en silicone, le diaphragme se glisse dans le vagin et contre le col de l’utérus, pour bloquer le passage des spermatozoïdes. Il peut être posé au moment du rapport sexuel ou 2 heures avant. Il doit ensuite rester en place au moins 8 heures après le rapport et pendant 24 heures maximum. Il est également possible de le réutiliser plusieurs fois, à condition de le nettoyer après chaque utilisation.

De taille variable, cette dernière est à déterminer avec son gynécologue ou sa sage-femme avant l’achat. A noter que sa manipulation, au moment de l’installation, de la vérification, du retrait et du nettoyage, est délicate. De plus, pour être efficace, le diaphragme doit systématiquement être utilisé avec des spermicides. 

 

Les spermicides

Ils se présentent sous forme de crèmes, de gels ou d’ovules à insérer au fond du vagin. Ils visent tous à détruire les spermatozoïdes ou à les rendre inactifs. En fonction de leur forme, leur utilisation varie quelque peu :

  • Les ovules doivent être placés au fond du vagin, où ils seront amenés à fondre grâce à la chaleur corporelle : 10 minutes environ sont nécessaires, pour 60 minutes d’action.

  • Les crèmes et les gels s’appliquent au même endroit, juste avant un rapport sexuel. Ils sont efficaces immédiatement et pendant 8 heures.

Quel que soit le type de spermicide, il est recommandé de ne pas utiliser de savon durant les 6 à 8 heures qui suivent le rapport sexuel, le savon rendant les spermicides inactifs. Ils se trouvent en pharmacie et ne nécessitent pas d’ordonnance.

Utilisés seuls, leur efficacité est moindre néanmoins. Il est donc recommandé de les utiliser en association avec un préservatif, un diaphragme ou une cape cervicale. 

 

La cape cervicale

Sous son nom chevaleresque, la cape cervicale est en réalité similaire au diaphragme ! Il s’agit d’une sorte de dôme souple qui se positionne au fond du vagin, de manière à recouvrir le col de l’utérus. Elle peut être posée jusqu’à 2 heures avant un rapport sexuel ou juste avant ce dernier. Elle doit ensuite rester en place pendant au moins 8 heures, mais pas plus de 24 heures. Elle peut également être réutilisée plusieurs fois, à condition d’être bien nettoyée.

Contrairement au diaphragme (accessible en CPEF - centre de planification et d’éducation familiale), la cape cervicale peut être achetée en pharmacie, après avoir consulté son gynécologue ou sa sage-femme.

 

Les contraceptions naturelles : peut-on leur faire confiance ?

Réputées moins efficaces que les précédentes méthodes, elles sont moins recommandées en raison de leur taux d’échec élevé en pratique et parce qu’elles ne protègent en rien des infections sexuellement transmissibles. En outre, elles requièrent une grande rigueur.

Parmi les plus connues, on trouve l’abstinence périodique, qui implique d’avoir des cycles menstruels réguliers et de parfaitement les connaître. Mais sachez que même en dehors de la période d’ovulation et d’une période dite fertile, il est possible de tomber enceinte… Autre méthode naturelle connue et dédiée aux hommes : la méthode du retrait qui consiste à retirer le pénis du vagin juste avant l’éjaculation.

Plus rigoureuse, l’étude de la glaire cervicale permet, comme son nom l’indique, de déterminer les périodes de fertilité pendant lesquelles il faut éviter les rapports sexuels, en fonction des modifications d’aspect et de consistance de ses pertes vaginales. Sur le même principe analytique, l’étude symptothermique associe la prise de température (la température corporelle augmente légèrement au moment de l’ovulation) avec l’étude de la glaire cervicale et, éventuellement, la palpation du col de l’utérus pour les plus initiées (car le col de l’utérus s’ouvre, se ramollit et remonte dans le vagin peu de temps avant la phase ovulatoire).

 

Les méthodes masculines, l’avenir de la contraception ?

Hormis le préservatif masculin et le retrait, d’autres méthodes contraceptives réservées aux hommes existent ou sont en cours de développement :

  • La vasectomie. Encore peu répandue en France, cette méthode contraceptive est le plus souvent définitive et nécessite une petite intervention chirurgicale. Elle est réalisée sous anesthésie locale par un urologue, après un délai de réflexion de 4 mois et à condition d’être âgé d’au moins 18 ans. Également appelée stérilisation masculine, l’opération porte sur les canaux déférents, chargés de transporter les spermatozoïdes depuis les testicules. Ces canaux sont alors bloqués : les gamètes ne se mélangent plus au reste du liquide séminal lors de l’éjaculation, qui reste normale.

  • Les méthodes thermiques : slip chauffant, andro-switch (anneau en silicone qui s’installe sous les testicules) ... Ces techniques ne sont pas encore officiellement reconnues par l’OMS mais ont déjà commencé à prouver leur efficacité. Elles consistent à augmenter la température des testicules par le biais de la chaleur corporelle, intensifiée par le port d’un sous-vêtement ou objet adapté. La production de spermatozoïdes est alors réduite. Mais pour être efficaces, ces produits doivent être portés en continu et en phase d’éveil, pendant 15 heures.

  • Les méthodes hormonales : si les recherches sont toujours en cours, des essais prometteurs ont néanmoins eu lieu. Sous forme de gel, d’injection ou de pilules, les méthodes contraceptives hormonales masculines devraient bientôt faire parler d’elles !

Hormonales, techniques ou naturelles, les différentes contraceptions doivent être choisies en fonction des préférences de chacun. Votre médecin traitant, votre gynécologue (si vous êtes une femme), votre urologue (si vous êtes un homme) ou votre sage-femme peuvent vous aider à faire votre choix.

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