Hémorroïdes : quelles causes, quels traitements

La maladie hémorroïdaire est une maladie bénigne d’origine multifactorielle assez invalidante. Heureusement des solutions existent pour soulager les symptômes !
Hémorroïdes : quelles causes, quels traitements
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Hémorroïdes : quelles causes et quels traitements ?

Souvent provoquées par la constipation, les hémorroïdes sont des crises douloureuses dues à l'inflammation et la dilatation excessive des veines hémorroïdaires situées autour de l'anus. Comment prendre en charge les hémorroïdes ? Est-ce une maladie grave ? Que faut-il faire en cas de crise ? Faisons le point.

 

Les hémorroïdes, qu’est-ce que c’est ?

Dans le langage commun, « avoir des hémorroïdes » désigne le fait d’avoir une maladie hémorroïdaire. Pourtant, les hémorroïdes désignent avant tout un réseau de vaisseaux artériels et veineux présent à l'état normal au niveau du canal anal. Il existe deux réseaux d’hémorroïdes, un externe situé sous la peau de l'orifice de l'anus et un interne, situé plus haut et plus profondément sous la muqueuse du canal anal. Ce réseau joue un rôle dans la continence anale (le fait de pouvoir garder ses selles). Parce que les hémorroïdes sont un réseau vasculaire très superficiel, il est fréquent qu’ils soient touchés.

On appelle donc en fait maladie hémorroïdaire l'ensemble des troubles et des symptômes qui touchent ces vaisseaux. Cette maladie est bénigne mais les symptômes peuvent entraîner une gêne dans la vie quotidienne.

Il existe plusieurs facteurs de risque dans la maladie hémorroïdaire, mais il est difficile de prédire une atteinte.  En effet, toute personne peut présenter des symptômes liés aux hémorroïdes à un moment de sa vie.

 

Certains facteurs sont toutefois dits aggravants, tels que :

  • Chez les femmes, la grossesse, l’accouchement, le post-partum (c’est-à-dire la période suivant l'accouchement) ou encore la période prémenstruelle, qui précède les règles. Un tiers des femmes enceintes souffrent d'hémorroïdes, principalement en fin de grossesse et 20 % d'entre elles après l'accouchement.

  • La constipation à cause des efforts effectués pour évacuer une selle ou bien l'utilisation de certains laxatifs.

  • Un épisode de diarrhée provoquant un phénomène d’irritation.

  • La sédentarité.

  • Le surpoids et l'obésité.

  • L’alimentation notamment la consommation d'alcool et de plats épicés.

  • La pratique de certains sports impliquant de soulever des objets lourds, tel que l’haltérophilie.

 

Quels sont les symptômes des hémorroïdes ?

La maladie hémorroïdaire est bénigne. Elle dure souvent plusieurs jours et peut être amenée parfois à récidiver, créant ainsi une gêne au quotidien. Les symptômes sont variables d'une personne à l'autre mais généralement on observe :

  • Des douleurs. La crise hémorroïdaire est souvent douloureuse et s'accompagne de sensations de chaleur et de gonflements. Les douleurs sont aggravées par l'exercice physique et le fait d’aller à la selle.

  • Des saignements (au niveau de l’anus). On les appelle aussi rectorragies. Les saignements sont plus ou moins abondants selon les personnes. Le passage aux toilettes déclenche généralement les saignements. On retrouve ainsi quelques traces rouges sur le papier toilette, des saignements au goutte à goutte dans les sous-vêtements ou bien du sang directement dans les selles. Attention, sauf si un diagnostic a déjà été posé, toute rectorragie doit vous pousser à consulter votre médecin pour éliminer une autre pathologie plus grave.

  • Un prolapsus des hémorroïdes. Les hémorroïdes internes peuvent être amenés à s'extérioriser par l'anus. Cela peut survenir après être allé à la selle ou lors d'un effort physique. Le prolapsus peut disparaitre de lui-même ou être refoulé manuellement dans le canal anal.

  • Une thrombose hémorroïdaire parfois. Elle est due à la présence d’un caillot de sang à l’intérieur de l’hémorroïde et se traduit par l'apparition brutale d'une tuméfaction bleutée. Cette dernière est très douloureuse.

  • La thrombose des hémorroïdes internes (plutôt rare).

Les évolutions possibles de la maladie hémorroïdaire

Dans la majorité des cas, la maladie hémorroïdaire s’atténue ou disparaît au bout de quelques jours. En revanche, elle récidive fréquemment.

Au long cours, la maladie peut être très invalidante au quotidien. Parfois les douleurs peuvent être quotidiennes. On observe chez certaines personnes des anémies si les saignements sont fréquents, parfois aussi des démangeaisons au niveau anal, et enfin il peut y avoir des troubles de la défécation avec la sensation d’avoir besoin d’aller à la selle alors que ce n’est pas le cas, ainsi que des prolapsus permanents.

Malgré la gêne occasionnée, les hémorroïdes n'entraînent pas de complications graves pour la santé.

 

Hémorroïdes : quels traitements ?

Des règles hygiéno-diététiques s’imposent d’abord. Quel que soit le traitement prescrit, il est conseillé de suivre des règles d’hygiène et de diététique proposées par le médecin : limiter les aliments trop épicés, l’alcool, les activités physiques très intenses, le port de charges lourdes, etc.

Un traitement médical, dans certains cas, est nécessaire. Il permet de réduire l’intensité et la fréquence des symptômes voire de les faire disparaître. Parmi les traitements de la maladie hémorroïdaire, il y a :

 

  • Les laxatifs afin de lutter contre la constipation qui aggrave la crise hémorroïdaire.

  • Les traitements locaux sous forme de pommade ou de suppositoires afin d’apaiser les hémorroïdes, avec pour certains des propriétés anti-inflammatoires, anesthésiantes ou lubrifiantes. Souvent en libre-service (sans ordonnance), ils sont accessibles facilement en pharmacie (sauf pour ceux contenant des corticoïdes).

  • Les médicaments veinotoniques. Ces médicaments se prennent par voie orale en cure de courte durée pour atténuer les douleurs, les saignements et les prolapsus hémorroïdaires. Ils peuvent être pris en association avec les laxatifs.

  • Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Ils permettent de soulager la douleur et en particulier celle induite par la thrombose hémorroïdaire.

  • Le traitement endoscopique. Effectué en consultation et sans anesthésie, par le biais de la cryothérapie, de l’électrocoagulation ou bien par ligatures élastiques, il permet l’obtention d’une cicatrice au sommet des hémorroïdes internes afin de les soutenir. Toutefois, le traitement endoscopique ne permet pas de supprimer les hémorroïdes.

  • Le traitement chirurgical. Il est possible de traiter la maladie hémorroïdaire par voie chirurgicale en cas d’échec des traitements précédemment cités. C’est le médecin qui décide de la technique la plus adaptée après analyse et examen de la région anale par anuscopie. Les techniques proposées sont les suivantes : hémorroïdectomie soit l’ablation totale des hémorroïdes, soit hémorroïdopexie avec la remontée des hémorroïdes dans le canal anal, la ligature des hémorroïdes afin de diminuer l’afflux de sang et enfin, la chirurgie mini-invasive par radiofréquence qui consiste à brûler les hémorroïdes sans affecter les tissus autour.

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